Mon rapport à l’alimentation a changé mon poids
Mon rapport à l’alimentation a changé mon poids

Mon rapport à l’alimentation a changé mon poids

Écrire un article sur le poids, c’est aussi l’occasion pour moi de me livrer un peu. 

Parce que le poids, l’alimentation, le rapport au corps, ont toujours été des sujets sensibles dans ma vie (jusqu’à récemment du moins). 

Aujourd’hui, j’accompagne des personnes en kinésiologie sur ces thématiques. Mais avant d’être professionnelle, je suis une personne avec son vécu, ses expériences, ses questionnements, et mon parcours explique aussi pourquoi j’aime tant accompagner d’autres personnes sur ces sujets-là. 

Grandir avec un rapport au corps compliqué

Depuis l’enfance, le poids et le rapport à mon corps a été compliqué : on se moquait de moi, je me trouvais trop grosse, je me sentais différente.

Cela m’a empêchée de faire certaines activités, cela m’a limitée dans mes choix (vestimentaires entre autres !), cela m’a parfois isolée aussi.

J’ai même changé d’école suites aux moqueries de certains enfants… on ne parlait pas de harcèlement scolaire à cette époque là. 

Grandir avec l’impression de ne pas avoir “le bon corps”, c’est grandir avec un sentiment d’infériorité. Je me sentais nulle. Incapable. Incapable de maigrir. Incapable de me contrôler.

Jeune femme en illustration style bande dessinée se serrant les épaules avec un air honteux, tandis que des silhouettes en arrière-plan semblent chuchoter et la juger.

Les régimes, la culpabilité et le cercle infernal

 

J’ai enchainé les régimes, des régimes très restrictif : celui où on ne mange que de la soupe et une pomme ou encore celui où on ne se nourrit que de boissons protéinées. Je perdais quelques kilos, … puis j’en reprenais davantage. 

Je grignotais en cachette, en m’assurant de bien camoufler les emballages des kinder délices. Je culpabilisais. Les repas devenait une lutte. Manger était associé à une faute, un manque de volonté. 

Je redoutais les visites médicales, les diététiciennes (que j’adore aujourd’hui !) et les heures de sport à l’école (j’avoue avoir encore un peu de mal avec la course à pieds). La honte était omniprésente. 

Et quoi que je fasse, rien ne fonctionnait durablement. Je me sentais condamnée à rester dans ce corps que j’abhorrais car il ne voulait pas devenir tel que je l’espérais. A un moment, je me suis même persuadée que je n’étais pas faite pour être autrement, comme si ce poids était une fatalité, mais cela n’a pas facilité les choses pour autant. 

Jeune femme en illustration style BD se tenant la tête avec une expression de détresse, accompagnée d’une bulle contenant des pensées négatives et culpabilisantes.

Le premier déclic : comprendre l’équilibre

Les choses ont commencé à changer quand j’ai compris ce qu’était réellement l’équilibre alimentaire : apprendre à lire les étiquettes, comprendre la composition des aliments, écouter sa faim et son corps. 

Petit à petit, j’ai commencé à perdre du poids. Deux dizaines de kilos pour être exacte. Mais je restais encore en obésité… et malgré mes efforts j’ai stagné à ce poids pendant des années

Balance illustrée en style BD équilibrant une barre de chocolat d’un côté et des fruits et légumes de l’autre, symbole d’équilibre alimentaire.

Le basculement (plus qu’) inattendu

Puis je suis tombée malade : rien à voir avec le poids, mais cette maladie m’a obligée à changer radicalement mon alimentation pour éviter qu’elle ne s’aggrave. 

Et là, tout a changé : mon rapport à l’alimentation s’est transformé du jour au lendemain

Si je voulais vivre, je me devais de modifier mon alimentation. Ce n’était plus une question de choix. C’était une nécessité vitale. 

Manger équilibré n’était plus un levier pour perdre du poids, c’était un acte de préservation, un acte de vie. 

Et paradoxalement, le fait d’avoir intégré que je n’avais plus le choix, ça a rendu les choses beaucoup plus simples

Il n’y avait plus de négociation intérieure (« Tu peux bien en manger un petit morceau ! », « Tu feras plus attention demain »). C’est comme si j’avais rendu les armes dans la lutte contre mon envie de manger : oui, j’ai envie de toutes ces choses, mais de toute manière je n’y ai pas le droit et c’est comme ça.

C’est aussi à ce moment-là de ma vie que j’ai réalisé quelque chose d’essentiel. Pendant des années, j’avais considéré mon corps comme un adversaire : il me résistait, il me mettait des bâtons dans les roues, il me faisait souffrir. 

Mais face à la maladie, ma perception a changé. Mon corps était là, il tenait bon, il faisait de son mieux. 

Malgré tout ce que j’avais fait subir à mon corps durant toutes ces années, il continuait de me porter. Et j’ai compris que mon corps n’avait jamais été contre moi. A partir de là, mon rapport à mon corps a s’est profondément modifié : de la lutte à une profonde reconnaissance. 

Ce que j’ai compris

J’ai perdu du poids rapidement et sans lutte intérieure. 

Oui, ça peut paraître normal le fait d’avoir perdu du poids puisque j’ai modifié mon alimentation et qu’elle était très équilibrée. 

Mais j’avais déjà fait pleins de régimes, beaucoup plus restrictifs que cela auparavant, et aucun n’avait fonctionné de cette manière. 

Et en plus, cette fois, je n’étais absolument pas tentée. J’avais profondément conscience que certains aliments étaient mauvais pour moi et de fait, ils ne me faisaient absolument plus envie. 

La différence était dans ma perception : je ne mangeais plus contre moi, pour atteindre un but esthétique, mais je mangeais pour moi tout simplement. 

Et ça a tout changé. 

Jeune femme en illustration style BD se regardant dans un miroir, où son reflet enlève des gants de boxe, symbolisant l’arrêt de la lutte contre soi.

Un regard différent

Je ne crois plus aux approches restrictives. Je ne crois plus à la culpabilité comme moteur. Je ne crois plus à la guerre contre soi. 

Je crois à l’écoute, à la compréhension, à la transformation intérieure

C’est aussi ce que je vois dans ma pratique : quand la perception change, quand le rapport à soi s’apaise, les choses peuvent évoluer de manière beaucoup plus simple. 

Si ce sujet vous touche, sachez que vous n’êtes pas seul.e, que vous n’êtes pas nul.le, ni faible. Et votre corps n’est pas votre ennemi. 

Parfois, ce n’est pas le corps qu’il faut changer, c’est le regard que l’on pose sur lui. 

Jeune femme souriante en illustration style BD partageant un repas au restaurant avec des amis, symbole de plaisir et d’absence de culpabilité alimentaire.

Se faire accompagner

Changer son rapport à l’alimentation est souvent plus simple lorsque l’on est accompagné.

L’équilibre alimentaire ne s’improvise pas : il est essentiel de s’appuyer sur des professionnels de santé (médecins, diététiciens) pour bénéficier de conseils adaptés et sécurisés. Tous les « conseils » glanés sur les réseaux sociaux ne se valent pas, surtout lorsqu’il s’agit de santé.

Mais au-delà de l’assiette, il y a tout ce qui l’entoure :

  • les blocages,
  • les traumas,
  • les croyances,
  • le regard porté sur soi,
  • les blessures émotionnelles, 
  • le stress, …

C’est sur ces dimensions que la kinésiologie peut accompagner, en complément d’un suivi médical ou diététique.

Si vous souhaitez comprendre plus concrètement comment la kinésiologie peut soutenir un travail autour du poids, des émotions et du rapport au corps, je vous en parle plus en détail dans cet article : 

👉 Surpoids : les mécanismes invisibles au delà de la volonté 

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